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Nous sommes abreuvés de commentaires "dataphiles" qui disent par exemple que 90% des données existantes ont été crée depuis moins de 2 ans et que nous n'en exploitons à peine 1%. Sûrement. Nous stockons aujourd'hui tout et n'importe quoi comme données. Et alors ?

La question est celle de l'usage de ces données. 

Pour un décideur qui déjà aujourd'hui peine à décrypter son environnement et sa propre entreprise, un surplus exponentiel de données est-il utile ou bien ajoute-t-il de la confusion ? Savoir combien de pas vous avez fait dans la journée vous fait-il vraiment gagner du temps ou bien est-ce satisfaire une dérive narcissique ?

Georges Plassat - Carrefour - BF2
Georges Plassat, le CEO de Carrefour, dit exactement cela : "la data ne doit pas être une source de perte de temps” lors de son intervention au salon VIVA Technologie jeudi dernier.
  • Il ne parle pas de technologie pour produire plus vite la donnée.
  • Il parle du sens, de la réflexion à avoir pour la rendre utile
  • Lors de la convention Finance d'une grande banque  Bernard Delpit, CFO de Safran mettait aussi en évidence la crainte ou le risque de devenir "data dépendant" : "Si nous ne savons plus réfléchir de manière autonome, par nous même, l'abondance de données nous expliquera de plus en plus ce que nous savons déjà - le passé - et nous empêchera de voir les signaux faibles des changements du futur".
P-Val accompagne depuis de nombreuses années la transformation des Directions Financières pour les aider à se (re)synchroniser avec leur environnement interne et externe. Pour cela nous avons conçu, formalisé et déployé des méthodes et des comportements pour savoir "Faire parler les chiffres" auprès d'une dizaine de Directions Financières

  • Des méthodes d'issue analysis comme le cycle OCA Observer>Comprendre>Agir
  • Des comportements pour questionneur la donnée en mouvement : "Cela prend 9% .. Et alors ? Que faut-il en penser ? Quelles décisions prendre ? Quelles actions lancer ?" Tout cela en fonction de la cible visée
  • Des outils pour "automatiser" un premier niveau de réflexion afin de se consacrer à la prise de recul et à la recherche de solution

Sur ce dernier point nous avons développé une expertise autour d'un éditeur en Intelligence Artificielle dont les résultats sont absolument bluffants

  • A partir de données structurées de toute sorte, nous construisons avec notre client les règles qui permettent d'apporter un commentaire à valeur ajoutée, personnalisé en fonction du lecteur, grâce à un moteur d'inférence puissant
  • Puis ce commentaire est écrit dans un langage parfait en temps réel, grâce à un moteur linguistique, dans les principales langues business
Ainsi vous pouvez produire en un clic 200 rapports personnalisés vers vos 200 filiales à travers le Monde. 
  • Vous redéployez le temps d'une armée de contrôleurs de gestion et vous apportez une réactivité dont vos interlocuteurs n'osaient pas rêver. C'est fini le manager qui s'arrache les cheveux devant un beau tableau de bord visuel à se dire "et alors que faut-il en penser vraiment ?", quand il ne démissionne pas tout simplement en réduisant son spectre aux quelques éléments qu'il maîtrise.
  • Vos équipes peuvent se concentrer sur le prise de recul, la comparaison avec d'autres situations, ...avec tout ce qui n'est pas une donnée structurée et bien sûr sur les plans d'actions pour atteinte la cible.
Dans ce cas d'emploi nous pouvons rassurer Georges Plassat "Oui, la data fait gagner du temps"
  • du temps de production de commentaires  qui utilisent et rendent disponibles pour le plus grand nombre  l'intelligence de vos meilleurs experts : 1 clic versus 1 semaine ?
  • du temps de réflexion sur un deuxième niveau" intensément humain" et sur la construction des actions pour corriger, booster vos résultats
  • envie d'une démo ?  prenez contact maintenant Laurent.dugas@pval.com
Laurent Dugas



Dans nos séminaires pour guider les équipes vers leur Monde de Performance, nous leur révélons leur Monde actuel autour de 6 axes :  Inspiration, Domestique, Civique, Opinion, Marchand, Industriel. (Ces Mondes de références sont décrits de façon ludique dans notre livre)


L'un de ces Mondes apparaît presque toujours décroché, à la traîne, mal aimé : à votre avis lequel ?



Vous avez deviné avant même de voir l'image ? 

Bravo !

Il s'agit du Monde Marchand :  sans doute parce qu'il implique certains aspects qui ne sont pas "politiquement correct" dans notre société actuelle... Voici un exemple emblématique


Comme la photo le montre Jean Michel Aulas, président du club football Olympique Lyonnais, ancien PDG de CEGID (logiciels de gestion), est  l'un des rares représentants affirmés du Monde Marchand, prêt à en accepter le prix à payer :


" Apparaître sympathique, ça n’a pas d’intérêt dans ma vision des choses, qui est, au travers des valeurs exposées, d’apparaître pertinent et performant.» 


Préférant être défini par son action, Jean-Michel Aulas poursuit et enfonce le clou  :
«Ce n'est pas la volonté d'être premier qui me pousse, c'est celle de concurrencer les meilleurs»

Quand vous vous interrogerez sur votre Monde Marchand, pensez à Jean Michel Aulas : c'est une référence!


Laurent Dugas





J'ai eu le plaisir d'être invité il y a quelques années à une conférence sur les nouvelles approches du management à Seattle. J'ai pu assister à la présentation d'un "guru" américain de l'entrepreneuriat, Michael E. Gerber, auteur du livre " The E-myth" (http://www.e-myth.com/). Ce consultant prodiguait les recettes pour développer un business, avec des idées claires :
  • voir grand : pour viser de devenir l'IBM de votre secteur
  • penser processus : pour industrialiser votre fonctionnement, comme Mc Donalds
Mais Michael Gerber nous a aussi fait un "show" sur la nécessite de "penser"
  • Son credo pour tout entrepreneur était "Stop doing, start thinking".
  • Ce message était une réelle découverte pour les nombreux participants américains.
  • De mon coté je me suis dit " En France ce serait plutôt l'inverse, nous pensons trop et nous n'agissons pas assez".
... Mais c'était il y a quelques années ... je constate aujourd'hui que nous sommes rattrapé par le syndrome que stigmatisait Michael Gerber. La mode managériale est à l'action. Il faut exécuter des plans d'actions sans relâche. Penser devient une perte de temps coupable, quand ce n'est pas une déviance qui laisse supposer que vous ne voulez pas vous "aligner" et appliquer ce qui est demandé.

La posture "Action" est devenue la plus confortable
  • tant que j'agis, je ne peux pas être critiqué
  • tant que j'agis, je n'ai pas le temps d'avoir des états d'âme sur le sens des actions
  • tant que j'agis, je produis des résultats, même marginaux
Le moindre séminaire de direction doit finir par  un plan d'action concret. Le moindre groupe de travail doit proposer une liste de chantiers.
Tel grand groupe avec 17 000 points de contact client annonce devant 3500 managers - proches du burn-out - ses "100 projets" ... qui viennent s'ajouter à ceux qui existent déjà.
Une banque de 2000 personnes avait 267 actions à réaliser sur 3 ans ...
Les exemples de ce type sont certainement très nombreux autour de vous.

Un véritable Monde de l'action s'est créé dans les entreprises. Est grand celui qui lance des actions. La reconnaissance va à celui qui pilote l'action. L'interaction collective est celle des comités de pilotage et des réunions d'avancement. La mesure est celle du suivi des actions ....

Trop d'actions tue l'action
L'action s'ajoute toujours, elle ne se retranche jamais : on ne finit pas les plans d'actions, on en lance de nouveaux. Les effets positifs de cet activisme doivent être analysés au regard de ses effets négatifs :
  • En régime de croisière, quand le business modèle est bien maîtrisé, récurrent, le toujours plus d'actions se défend. Sa seule limite est l'usure des équipes. Mais l'être humain a des capacités de résilience fortes, il s'adapte et encaisse beaucoup plus que l'on pourrait le croire,
  • En revanche, dès qu'il convient de s'interroger sur l'adéquation entre un business modèle et son environnement, ce trop-d'actions conduit à la fuite en avant, à l'aveuglement. "J'agis pour ne pas voir que mon action est sans repère, sans efficacité".

Quand votre Monde est désynchronisé de celui de vos clients ou de vos différentes parties prenantes, il est indispensable de marquer une pause dans l'action  " Et si nous réfléchissions à ce qui est en train de se passer ?"
  • Quelles sont les raisons de cette désynchronisation ?
  • Quels sont les piliers d'une resynchronisation ?
  • Quel sens, quelle valeur apportons-nous nous aux autres acteurs ?
Ces questions nécessitent de réfléchir.
  • Pour réfléchir il faut arrêter d'agir
  • Pour réfléchir, il faut prendre du temps (en voler ?)
  • Pour réfléchir, il faut se nourrir (auprès de qui, de quoi ?)
Monde de la réflexionBref il faut être capable de proposer et incarner un

Alors, vite, quel est votre plan d'actions pour commencer à réfléchir ?



Non ! ....  Surtout ne faites rien, fermez les yeux, réfléchissez 5' à ce que vous avez lu ...


Laurent Dugas