Irudia
Les devises historiques, en particulier quand elles sont formulées en latin, sont d'une concision remarquable comparée à l'inflation de nos discours actuels. Chacun peut en effet constater au quotidien l'accumulation de messages, de slides, de posts ... A tel point que nous n'écoutons plus, nous n'entendons plus, nous avons un sentiment permanent de déjà vu. Et je le ressens d'autant plus au retour de vacances passées loin du tumulte médiatique.

Un éclair positif pour illuminer cette rentrée :

SIMUL ET SINGULIS

Difficile de faire plus court et à la fois plus riche pour caractériser le défi des interactions au sein de nos entreprises.

"Simul et Singulis" est la devis de la Comédie Française. 
Une troupe de théâtre est un collectif difficile et complexe. L'acteur est souvent une personnalité très sensible, dans l'émotion, dans le défi permanent pour incarner un nouveau rôle. Bref, pas des personnes simples à gérer dans la durée et pourtant il faut assurer une production de qualité constante, avec une équipe constituée d'une trentaine de corps de métier différents.

Cette devise est depuis la création de la Comédie Française le 21 octobre 1680 un véritable fil directeur qui donne le cap pour tous et légitime la régulation des ego.

"Simul et singulis" peut se traduire par "être ensemble et être soi-même". C'est bien là le défi majeur d'un manager aujourd'hui avec ses équipes.

Oui, il faut être simul : être ensemble, former un collectif solidaire efficace, pour lequel la performance d'ensemble prime ; c'est l'opposé de jouer un jeu personnel ou clanique, pour maximiser son pouvoir au détriment des autres et de la performance d'ensemble.

Oui, il faut être singulis : rester-soi-même pour apporter sa valeur ajoutée unique ; c'est travailler ses points forts, s'engager personnellement pour se développer soi-même afin d'apporter ses compétences particulières.
C'est l'opposé du fait de se fondre dans la masse, dans le politiquement correct moutonnier, de ronchonner dans son coin, sans courage.


Créer et faire vivre aussi longtemps que la Comédie Française une organisation "Simul et Singulis" ne se limite pas à afficher une devise. C'est un MONDE au sens de P-Val qu'il faut créer.
C'est ce que la démarche Monde vous permet de construire dans votre environnement, à votre échelle, avec ses quatre piliers Grandeur - Reconnaissance - Interaction - Décision.
Ensemble et différents nous construisons un ensemble de processus, de gouvernance participative, de décisions, de mécanismes concrets de reconnaissance, de conflits gérés, de remise en cause personnelle sur nos comportements et nos postures.

Laurent Dugas
www.pval.com

La nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE a soulevé dans les médias des interrogations sur son "profil". Mais il ne s'agit que de considérations techniques : "elle n' est pas banquière", "elle n'est pas économiste" ... Rien sur son mode de fonctionnement et ses aptitudes à gérer la fonction dans le contexte actuel. Quand on cherche  des critiques on lui reproche l’arbitrage Tapie, encore un sujet technique.

Bref un profil personnel lisse et méconnu.

Explorons le MONDE de Christine Lagarde au travers des rares commentaires que j'ai pu trouver.

Sur sa nomination à la tête de la BCE ressortent 4 C : Continuité, Consensus, Conciliante, Colombe. Sur son passage comme Ministre des Finances puis au FMI, j'entends Exigence, Travail, Pragmatique, Respect de tous.

Enfin deux autres mots reviennent souvent : Élégance et Succès.

Quel profil MONDE émerge de ces éléments ?


Christine Lagarde parvient à mettre les personnes d'accord par son exigence et son travail, elle ne surfe pas. Elle maîtrise ses dossiers et en attend autant de ses équipes.
Cette approche Industrielle génère une base de respect qui est renforcée par cette fameuse élégance. Que révèle ce mot qui s’applique peu à nos "hommes politiques" : cette élégance, issue de sa formation natation synchronisée, est une attitude globale dans la vie qui associe avec pertinence Mondes Domestique et Opinion : "j'écoute, je respecte l'avis des autres, je soigne mon image par respect pour l'autre , pas par narcissisme. je suis diplomate par ma prise en compte des l'autre et sa gestion dans son Monde".

J'ajouterai un sens civique fort de l'intérêt général. Christine pense global, elle ne défend pas la position d'un clan. C'est ce qui permet de trouver le bon équilibre d'une solution forte. Enfin elle veut gagner. Pas contre l'autre, mais pour arriver à ce résultat "civique" tant recherché. Elle sait être pragmatique, prend les problèmes un par un, pour arriver à une solution durable par étape.

Son seul Monde qui semble en retrait, relatif, est celui de l'Inspiration. La bagarre des idées. La sur-enchère sur ce registre n'est pas son combat. Cette position humble sur cet axe lui permet de mieux prendre en compte les idées des autres et de ne pas apparaître comme cherchant à pousser les siennes. Elle saura très bien s'appuyer sur les experts de la BCE.

En synthèse, Christine Lagarde propose un Monde personnel assez complet qui est en mesure de s'interfacer avec beaucoup de profils différents. Elle n'a pas d'angle mort. En cela elle est très différente des hommes politiques habituels qui à force de vouloir exister deviennent des caricatures d'eux-mêmes.





renault fiat fusion


Brûlant hier, le deal Fiat Renault est devenu glacial en quelques heures cette nuit : c'est encore une histoire de Mondes qui s'entrechoquent
.

La grille d'analyse Monde que nous utilisons dans les phases de Due Diligence et de Post-Merger permet de décrypter facilement le choc des deux Mondes en présence :

D'un côté le Monde dit "capitaliste", celui de l'entreprise privée qui a des actionnaires, des clients, des produits, des collaborateurs.  Renault, Fiat-Chrysler et Nissan. En effet, si l'accord de Renault et Fiat était le socle, Nissan s'est abstenu pour ne pas bloquer le processus tout en se laissant une marge de manœuvre pour la suite. C'est un Monde "Marchand" qui décide vite, avec un nombre réduit de décideurs qui sont directement impactés par le deal.

De l'autre côté le Monde "étatique", celui de l'état français qui croit toujours qu'il a un rôle positif à jouer dans ce type de deal. Cela malgré la somme de contre-exemples. Par exemple, au sein même de Renault avec le rôle fanfaron du précédent ministre des Finances qui s'est terminé en abandon de pouvoir au Conseil d'Administration de Nissan. Ce Monde est incapable de décider vite car il doit mobiliser beaucoup trop de Mondes :
  • Monde de l'Opinion : "qu'en pensera l'opinion publique ?"
  • Monde Domestique : "et mon pouvoir de chef, que je sois Ministre,  Président, haut fonctionnaire ? Si je ne l'exerce pas je ne suis plus rien "
  • Monde de l'Inspiration : "est-ce une belle idée d’énarque ?"
  • Monde Civique : "que dit l’intérêt collectif, que disent les règlements ?"
Bref, trop de critères disparates, trop de décideurs et des décideurs qui ne sont pas directement impactés par le deal.
Il faut du temps, toujours plus de temps. Il faut consulter, toujours plus consulter. Ainsi Bruno Le Maire, archétype de ce Monde étatique, pensait sérieusement qu'il allait résoudre le problème en allant au Japon, pour en parler à son homologue, qui lui a déjà dit que Nissan n'était pas son affaire à lui ?

Je pense que Bruno Le Maire n'a pas soupçonné un seul instant que Fiat claquerait la porte 30' après son refus de voter la résolution. Cela ne peut pas se concevoir dans son Monde à lui.

Quel enseignement à notre humble niveau de Manager ? 
  • Un seul : un Monde trop complexe, sans focalisation, est par nature incapable de décider vite et clairement, incapable de mobiliser une organisation dans la durée.
  • Donc simplifiez, clarifiez, alignez votre Monde pour en faire une machine de guerre efficace et fuyez la complexité, la dialectique qui dit que tout est dans tout et inversement.
  • Et dans une négociation, pensez toujours au Monde de l'autre. Comment pense-t-il et agit-il ? Comment va-t-il traduire dans son propre Monde vos paroles et votre action ?
  • Enfin, relisez l'excellent message sur la prise de décision par Carlos Tavares. Tiens, un possible futur partenaire de Fiat qui lui saurait décider rapidement ?
Laurent Dugas


Le Forum de l'OCDE cette semaine met l'accent sur le futur du travail face à la révolution IA.

L'un des atelier a posé clairement cette évolution  : nos métiers vont-ils disparaître ? 

La montée en puissance de l'IA est systématiquement mise en perspective de la destruction d'emplois. Au-delà du discours générique dans la société, nous le constatons au sein même des entreprises. Par exemple,
  • Un Responsable décide d'automatiser la production de rapports "intelligents" c'est-à-dire capables de formuler en différentes langues des commentaires à valeur ajoutée (analyse financière, suivi commercial, rapport de gestion de fonds, etc.), il va se trouver confronté à des équipes qui minent le projet dès sa conception en changeant constamment d'avis, en demandant toujours plus à la machine dite "intelligente", etc.
  • Quand vous creusez la situation auprès des personnes impactées, elles sont très ambivalentes : 
    • d'une part, elles se déclarent débordées en permanence, ne pouvant jamais produire ces analyses de premier niveau et donc encore moins celles de deuxième niveau,
    • mais quand vous les confrontez au temps que leur ferait gagner la machine de reporting "intelligente", elles admettent qu'elles ont surtout peur pour le futur de leur poste.

Cette représentation que l'IA va détruire les emplois est exagérée. Pour aborder le sujet sereinement il faut différencier "poste" et "tâche".

  • Un poste est composé d'une somme de tâches. Ce sont certaines de ces tâches qui deviennent automatisables par l'IA : monter une réunion à travers plusieurs agendas, formaliser un rapport standard, proposer les offres les plus pertinentes en fonction du profil client, ...
  • Aussi "bluffantes" que soient les percées liées à l'IA, elles ne sont jamais qu'une partie des taches que représente un poste.

Nous allons avoir quatre types de tâches :
  1. Celles qui sont modélisables et qui se produisent fréquemment : l'IA peut les réaliser à un coût attractif,
  2. Celles qui sont modélisables et qui ne se produisent pas fréquemment : l'IA risque fort de ne pas être attractive en termes de coûts,
  3. Celles qui sont réalisées aujourd'hui et qui ne sont pas modélisables : pas de changement l'humain reste maître à bord,
  4. Celles que l'on gagnerait à réaliser, mais qui ne le sont pas faute de temps : c'est l'humain "augmenté". Il s'appui sur un travail de l'IA qui à la fois libère du temps mais surtout lui permet de travailler à partir d'une base déjà préparée (données segmentées, analysés, propositions d'action).
C'est cette catégorie 4 qui doit attirer nos regards, pas les 3 autres. Pensons à tout ce que nous aimerions faire et que nous n'avons ni le temps ni les ressources pour réaliser !
  • Le contrôleur de gestion peut enfin passer de "super comptable" à un rôle de bras droit du manager, en charge de la performance opérationnelle,
  • Le commercial peut passer de "pousseur de produit" à conseiller du client pour faire le meilleur choix,
  • ....
John Maynard Keynes (1883-1946) a façonné nos représentation économiques . Il avait prédit qu'avec l'automatisation qu'il percevait à son époque nous ne travaillerions que 15 heures par semaine. Je constate que  nos PC, smart phones, internet,  logiciels,... nous ont plutôt rapproché des 15 h par jour et j'ai bien peur que cela ne soit pas fini :)

Laurent Dugas


Résultat de recherche d'images pour "data privacy"

Deux Mondes s'opposent dans le débat qui fait rage sur le droit, les régulations, le tarif de l'exploitation des données personnelles par les opérateurs qui les collectent : acteurs digitaux , GAFA, banques, assureurs, retailers, ...


Le Monde Civique exprime le sentiment de la masse des individus : nous ne voulons pas que nos données personnelles soient exploitées, ou a minima nous voulons en maîtriser l'usage précis.

Le Monde Marchand répond que c'est la contrepartie d'un service gratuit - Google , Facebook, ... mais aussi la garantie d'un service plus personnalisé.

Ces deux Mondes s'opposent par lobby interposés au plus haut niveau des gouvernements aux US, en Europe, ...

Mais qu'en pense vraiment le particulier et surtout comment ce particulier agit dans la réalité ?

Interrogée, l'immense majorité des personnes répond qu'elle ne veut pas voir ses données utilisées. Mais c'est beaucoup plus mitigé dans la traduction en action. Les études mettent en évidence que la manière d'exposer la question influe beaucoup sur les comportements. Ce qui traduit notre faible arbitrage entre ces deux Mondes Civique et Marchand. Voici un exemple.

Une étude américaine a proposée deux cas de figure à des groupes tests :

Cas 1 : Voici un bon d'achat de 10€ avec la garantie que vos données ne seront pas utilisées.
Si vous le souhaitez, nous vous proposons un bon de 12 € et dans ce cas vos données seront exploitées.
Que décidez-vous ?

Cas 2 : Voici un bon d’achat de 12€ et vos données seront utilisées.
Si vous le souhaitez nous vous proposons un bon de 10€ avec la garantie que vos données ne seront pas exploitées.
Que décidez-vous ?

Quelle est votre réponse personnelle ? 


Quelles sont les réponses des groupes tests selon vous ?



Dans le cas 1, 48% des personnes ont basculés vers l'offre à 12€
Dans le cas 2, 11% des personnes ont basculés vers l'offre à 10€

Cet exemple montre que nous sommes largement prêt à échanger l'usage de nos données - Monde Civique- pour un pouvoir d'achat de 2€ supplémentaire - Monde Marchand.

Oserais-je dire que le Monde Marchand va gagner in fine .... comme très / trop souvent ?

Laurent Dugas


L'incendie de Notre-Dame a coupé l'herbe sous le pied de la communication prévue par notre président. Il n'avait médiatiquement pas le choix : le poids des images de la cathédrale en feu l'emportait 10 à 0 devant sa figure à l'Elysée.
Mais au-delà de ce constat j'ai l'intime conviction que le sujet Notre-Dame le motive beaucoup plus que la présentation du plan post Grand Débat.

Pourquoi cette différence d'appétence ?

Elle s'explique très bien par son MONDE. Parce que ces deux sujets l'adressent très différemment.

Rapide rappel des épisodes précédents : le Monde d'Emmanuel Macron  repose sur trois axes :
  • Inspiration : avoir des idées, rêver, s'emballer, ...
  • Opinion : matcher avec les désirs et attentes de l'autre, lui raconter une histoire qui a du souffle
  • Marchand : se projeter dans des défis que l'on va gagner : rappelez-vous son geste, debout dans les tribunes, pour saluer la victoire de la France à la Coupe du Monde de foot.

Résultat de recherche d'images pour "macron notre dame"
Notre-Dame répond parfaitement à ces trois Mondes d'Emmanuel Macron.

  • Inspiration  : Notre-Dame, c'est toute l'Histoire de France en raccourci ; c'est un passé, un présent meurtri qu'il faut projeter dans le futur
  • Opinion : c'est évident, la preuve en est la primauté de l’événement sur sa présentation des mesures. C'est de l'émotion, c'est des masses dans la rue, derrière les écrans, c'est la connexion avec la France profonde
  • Marchand : c'est un match à gagner pour reconstruire. C'est pour cela qu'il a fixé un délai de 5 ans, jugé par les experts comme irréaliste. C'est un défi à gagner : "Si j'y arrive, j'ai une vraie victoire, presque comme une réélection"


Résultat de recherche d'images pour "annonce  post grand debat"

A l'inverse, communiquer et s'engager sur un catalogue de mesures disparates "post Grand Débat" ne constitue pas vraiment l'épreuve modèle du Monde d'Emmanuel Macron

  • Ce n'est pas Inspiration : quel sens ? Quelle histoire raconter ? Quelles grandes idées avoir ?
  • Ce n'est pas Opinion : l’événement l'a prouvé. A part les journalistes politiques, qui est vraiment intéressé, au-delà de la mesure qui peut le toucher directement, et encore ?
  • Ce n'est pas Marchand : qu'il y a t-il vraiment à gagner ? Quel est le match ? Quel est l'indicateur simple de victoire ? Quel est le défi personnel ?


Quel est l'enseignement de cette comparaison dans nos vies professionnelles ?

Vous voulez engagez vos équipes, votre chef, votre partenaire dans un projet d'envergure ?

Alors vérifiez que ce projet fait sens dans LEUR Monde, pas seulement dans le votre.
Si ce n'est pas le cas, reformatez votre projet pour qu'il fasse écho aux Mondes dominants des parties prenantes.

Laurent Dugas




BOEING est une référence absolue en termes de modèle opérationnel.
Sous l'impulsion de ses PDG successifs depuis Mc Tierney venu de GE, le modèle de mise en tension a été maximisé aussi bien pour les sous-traitants qu'en interne.
Le cours de bourse a d'ailleurs explosé à la hausse.
Ce Monde valorise à fond les dimensions Industrielle et Marchande : processus, supply chain, technologie, économies, ré utilisabilité, négociation, pragmatisme, ... sont les mots clés de Boeing.

Quand la crise du 737 Max a explosé avec la chute d'un deuxième appareil d'Ethiopian Airlines, dans des conditions qui semblent identiques à celles du vol de Lyon Air, Boeing, via son CEO Dennis Muilenburg, a réagi dans ce même Monde Industriel et Marchand. Monde qui s'incarne dans sa formule :

" L'avion est sûr. C'est un problème technique que nous pouvons corriger par la formation des pilotes"

Mais une crise de ce type est forcément publique, elle ne peut donc pas se gérer dans le Monde de Performance interne de l'entreprise. 
Le CEO doit alors "sortir" de ce Monde, qu'il incarne en premier lieu, pour revêtir un autre habit. Plus il le fait tôt et avec une très forte conviction, mieux l'entreprise sortira de la crise.

Les Mondes de référence à solliciter sont bien différents :

  • Monde de l'Opinion : ce qui compte, c'est l'image que les personnes se font de la situation. Par exemple, Trump est un champion de ce registre. Il a soutenu Boeing au début puis a contraint l'entreprise à changer de registre par une formule imagée sur Twitter : " Je ne veux pas qu'Albert Einstein soit mon pilote".
  • Monde Civique : ce qui compte, c'est la rigueur de la position dans sa durée, au service de l'intérêt collectif et en premier lieu de la vie humaine.  C'est une question de principe qu'il faudra assumer quelles que soient les conséquences économiques à court et moyen terme.
Dans ce nouveau Monde, la prise de parole de Dennis Muilenburg deviendrait, par exemple : 

" Il s'agit d'un problème technique que nous ne comprenons pas pleinement. Dans ce contexte incertain, nous recommandons que le 737 Max soit conservé au sol jusqu'à ce que nous soyons absolument certains des causes de ces crashs et que nous puissions être convaincus avec l'ensemble des régulateurs que l'avion peut voler à nouveau en toute sécurité".


L'approche  MONDE que nous animons pour nos clients est essentielle pour s’adapter rapidement à un nouveau contexte, qu'il soit commercial, social, civique, écologique. 
Elle permet de prendre du recul par rapport aux routines de son Monde Actuel et de s'engager rapidement sur d'autres natures de Monde.

Laurent Dugas

Qu’est-ce qui fait la différence entre les « grands » (créateurs, artistes, managers, sportifs, …) et les « Très Grands » ? 

A un certain moment de leur vie les Très Grands comme Karl Lagerfeld s’appuient exclusivement sur leurs leviers de motivation endogène. Ils s’affranchissent des stimuli externes, prennent le recul nécessaire pour créer la tendance, toujours avoir un coup d’avance et performer dans la durée. Partie immergée de l’iceberg, l’image du leader masque souvent une équipe inspirée, animée par cette même motivation intérieure et la volonté de concourir à l’atteinte d’un but qui les aide à se dépasser.

Cette motivation endogène vous pouvez la développer pour vous et votre équipe afin de devenir des Très Grands ! 

Elle repose sur 4 piliers MARS© - Maîtrise, Autonomie, Relations, Sens – à projeter sur toute équipe qui cherche une performance durable.
Karl Lagerfeld est un Très Grand. Il a fait de Chanel la seconde marque de luxe au monde, avec des performances hors normes : 8,6 milliards de CA, 28% de marge opérationnelle, 10 collections par an. Quelle est donc sa recette MARS©  ?


Maîtrise - Karl Lagerfeld a érigé cinq principes pour toujours être en Maîtrise et progresser en permanence sur un domaine qui lui plait et est plus qu’un travail « Ma quantité de travail ne me coûte pas un effort particulier, je travaille comme je respire »
Principe n°1 : Toujours regarder vers l’avant
« Je m'intéresse uniquement à ce que je fais, et ce que je vais faire. Si l'on commence à penser à son passé, on est foutu »
Principe n°2 : Se remettre en cause en permanence
« L'insatisfaction personnelle est la meilleure stimulation possible »
Principe n°3 : Rester curieux et ouvert aux changements qui sont sources de performance
 « je garde constamment les yeux ouverts, je suis surinformé et regarde tout ». « si rien ne change, cela devient ennuyeux. Au bout d'un moment, il faut détruire ce qui a été »
Principe n °4 : Ne pas se disperser et arrêter les activités qui sortent de sa Maîtrise
 « J'ai autrefois été professeur à l'Université de Vienne, j'ai vu que je n'étais pas fait pour transmettre. »
Principe n°5 : Développer un coup de main pour se placer techniquement devant les autres
« Mes dessins sont très précis. On y voit tout, de l'allure des vêtements aux détails techniques des matières. Rien ne manque. Je sais même dessiner en trois dimensions, ce que mes confrères ne savent pas faire »


Autonomie - Pour se maintenir au top de sa performance et développer sa maîtrise, Karl Lagerfeld a réuni les conditions pour rester parfaitement autonome sur ce qu’il fait, comment, avec qui et quand : « Ce que j'ai envie de faire, je le fais. »
Il crée partout et souvent dans son lit en veillant à garder sur sa table de chevet un carnet pour dessiner ses inspirations nocturnes.
Il décide de tout : « J'ai des idées à mettre en œuvre qui sont l'opinion générale… d'une personne seule. Je décide une chose, et on ne discute pas. »
Surtout, Il s’autorise tout ce qui sert sa progression sur sa maîtrise : par exemple travailler pour d’autres marques que Chanel – ne pas le faire brimerait sa maîtrise : « je ne suis jamais en exclusivité avec eux [les PDG des marques], ce qui serait pour moi « stérilisant » »


Relations - Karl Lagerfeld a entretenu des relations en symbiose, avec 3 principes directeurs
1. Entretenir un bon équilibre entre Autonomie et Relations
« Je ne formule pas de demandes idiotes qu'on pourrait me refuser »
2. Ne pas considérer les autres en fonction de leur hiérarchie et développer l’autonomie pour tous
 « Les collaborateurs, c’est une famille où il n’y a pas d’obligation. Et j’ai des équipes – parce qu’à part dessiner et parler, je ne sais rien faire »
« j’ai besoin des couturières des ateliers, de la directrice des studios, de tout le monde jusqu'aux femmes de chambre à qui je demande toujours comment elles vont »
3.  Entretenir un environnement qui permet d’avancer efficacement
« il y a une bonne osmose avec mon équipe et nous tombons d'accord sans rester autour d'une table de réunion pendant des heures »


Sens - Karl Lagerfeld a poursuivi un sens qui a tiré toutes ses actions. L’atteindre n’est pas l’objectif ; l’objectif est de nourrir sa motivation en cherchant à l’atteindre.
“The motivation is doing for doing, not [for] having done »
A-t-il révolutionné le Monde de la Mode ? Contribué à ériger l’élégance en art de vivre ? Une chose est sûre : il a dépassé le statut de créateur de collections, ce qui lui a permis d’atteindre le statut d’icône et de surperformer.

Vous et vos équipes, de quoi serez-vous fiers lorsque votre mission sera terminée. Du résultat ou du chemin MARS© parcouru ?
Résultat de recherche d'images pour "carlos tavares"Carlos Tavares est sans doute l'un des PDG Français avec le meilleur track record, chez Renault comme chez PSA. Cela parce que son Monde de Performance est très clair, non ambiguë. Ce Monde est alors facile à incarner et à partager avec son équipe comme avec tous les collaborateurs de PSA.

Au sein des 4 macro rubriques qui permettent de qualifier un Monde de Performance, la rubrique Décision est essentielle. Malheureusement elle est souvent le parent pauvre des 3 autres : Grandeur, Reconnaissance, Interaction. Sans doute parce que les Dirigeants cherchent à maximiser leur liberté sur cet axe et répugnent à donner les clés de leur pouvoir.

Carlos Tavares n'est pas comme cela. Il assume et formule ses critères de décisions. 
C'est un gain de temps énorme pour ses équipes dans toute l'entreprise.
Il en donne un très bon exemple dans un interview du Figaro quand il répond à la question  d'être présent ou non à un grand salon automobile comme celui de Genève.

"Nous n'allons pas sur un Salon par habitude"

" Nous y allons quand cela a un rendement comparable à d'autres dépenses de communication "
Il active ici le Monde Marchand

" Nous y allons quand nous pouvons démontrer la transformation de l'entreprise"
Là c'est un appel au Monde Inspiration : je dois avoir quelque chose d’intéressant à dire, avec un réflexe Monde Industriel de preuves factuelles

" Nous y allons  que si le salon offre un contexte festif, autour de ce magnifique instrument de liberté qu'est l'automobile"
Nous sommes dans un Monde Domestique qui reconnait l'importance du facteur humain et de l'émotion.

Et vous vos critères de décision sont-ils aussi clairs et cohérents avec votre Monde Performance ? 
Sont-ils connus de toutes vos équipes ?
Les décision se prennent-elles rapidement et une fois pour toute?

Si tel n'est pas le cas, appelez votre interlocuteur MONDE chez P-Val

Laurent Dugas

P-Val Conseil vous fait partager son étude sur les enjeux du DSI

Devient-il le grand gagnant de la transformation digitale en fédérant toutes les compétences pour apporter une capacité de réalisation forte ?


Se trouve-t-il balkanisé entre les Métiers, le Chief Digital Officer, le responsable DATA, les directions juridique et conformité, les start-up et éditeurs cloud ?


Avec Alain Bensoussan, expert juridique des technologies de l'information, nous vous apportons des éclairages concrets à notre petit déjeuner-débat co-organisé avec LEXING le 13 mars 


Nous serons ravi de vous de vous rencontrer et d'échanger avec vous


Laurent Dugas