BOEING est une référence absolue en termes de modèle opérationnel.
Sous l'impulsion de ses PDG successifs depuis Mc Tierney venu de GE, le modèle de mise en tension à été maximisé aussi bien pour les sous-traitants qu'en interne.
Le cours de bourse a d'ailleurs explosé à la hausse.
Ce Monde valorise à fond les dimensions Industrielles et Marchandes : processus, supply chain, technologie, économies, ré utilisabilité, négociation, pragmatisme, ... sont les mots clés de Boeing.

Quand la crise du 737 Max a explosé avec la chute d'un deuxième appareil, Ethiopian Airlines, dans des conditions qui semblent identiques à celles du vol de Lyon Air, Boeing, via son CEO Dennis Muilenburg, a réagi dans ce même Monde Industriel et Marchand. Monde qui s'incarne dans sa formule :

" L'avion est sûr. C'est un problème technique que nous pouvons corriger par la formation des pilotes"

Mais une crise de ce type est forcément publique, elle ne peut donc pas se gérer dans le Monde de Performance interne de l'entreprise. 
Le CEO doit alors "sortir" de ce Monde, qu'il incarne en premier lieu, pour revêtir un autre habit. Plus il le fait tôt et avec une très forte conviction, mieux l'entreprise sortira de la crise.

Les Mondes de référence à solliciter sont bien différents :

  • Monde de l'Opinion : ce qui compte, c'est l'image que les personnes se font de la situation. par exemple, Trump est un champion de ce registre. Il a soutenu Boeing au début puis a contraint l'entreprise à changer de registre par une formule imagée sur Twitter : " Je ne veux pas qu'Albert Einstein soit mon pilote".
  • Monde Civique : ce qui compte, c'est la rigueur de la position dans sa durée, au service de l'intérêt collectif et en premier lieu de la vie humaine.  C'est une question de principe qu'il faudra assumer quelles que soient les conséquences économiques à court et moyen terme.
Dans ce nouveau Monde, la prise de parole de Dennis Muilenburg deviendrait, par exemple : 

" Il s'agit d'un problème technique que nous ne comprenons pas pleinement. Dans ce contexte incertain, nous recommandons que le 737 Max soit conservé au sol jusqu'à ce que nous soyons absolument certains des causes de ces crashs et que nous puissions être convaincus avec l'ensemble des régulateurs que l'avion peut voler à nouveau en toute sécurité".


L'approche  MONDE que nous animons pour nos clients est essentielle pour s’adapter rapidement à un nouveau contexte, qu'il soit commercial, social, civique, écologique. 
Elle permet de prendre du recul par rapport aux routines de son Monde Actuel et de s'engager rapidement sur d'autres natures de Monde.

Laurent Dugas

Qu’est-ce qui fait la différence entre les « grands » (créateurs, artistes, managers, sportifs, …) et les « Très Grands » ? 

A un certain moment de leur vie les Très Grands comme Karl Lagerfeld s’appuient exclusivement sur leurs leviers de motivation endogène. Ils s’affranchissent des stimuli externes, prennent le recul nécessaire pour créer la tendance, toujours avoir un coup d’avance et performer dans la durée. Partie immergée de l’iceberg, l’image du leader masque souvent une équipe inspirée, animée par cette même motivation intérieure et la volonté de concourir à l’atteinte d’un but qui les aide à se dépasser.

Cette motivation endogène vous pouvez la développer pour vous et votre équipe afin de devenir des Très Grands ! 

Elle repose sur 4 piliers MARS© - Maîtrise, Autonomie, Relations, Sens – à projeter sur toute équipe qui cherche une performance durable.
Karl Lagerfeld est un Très Grand. Il a fait de Chanel la seconde marque de luxe au monde, avec des performances hors normes : 8,6 milliards de CA, 28% de marge opérationnelle, 10 collections par an. Quelle est donc sa recette MARS©  ?


Maîtrise - Karl Lagerfeld a érigé cinq principes pour toujours être en Maîtrise et progresser en permanence sur un domaine qui lui plait et est plus qu’un travail « Ma quantité de travail ne me coûte pas un effort particulier, je travaille comme je respire »
Principe n°1 : Toujours regarder vers l’avant
« Je m'intéresse uniquement à ce que je fais, et ce que je vais faire. Si l'on commence à penser à son passé, on est foutu »
Principe n°2 : Se remettre en cause en permanence
« L'insatisfaction personnelle est la meilleure stimulation possible »
Principe n°3 : Rester curieux et ouvert aux changements qui sont sources de performance
 « je garde constamment les yeux ouverts, je suis surinformé et regarde tout ». « si rien ne change, cela devient ennuyeux. Au bout d'un moment, il faut détruire ce qui a été »
Principe n °4 : Ne pas se disperser et arrêter les activités qui sortent de sa Maîtrise
 « J'ai autrefois été professeur à l'Université de Vienne, j'ai vu que je n'étais pas fait pour transmettre. »
Principe n°5 : Développer un coup de main pour se placer techniquement devant les autres
« Mes dessins sont très précis. On y voit tout, de l'allure des vêtements aux détails techniques des matières. Rien ne manque. Je sais même dessiner en trois dimensions, ce que mes confrères ne savent pas faire »


Autonomie - Pour se maintenir au top de sa performance et développer sa maîtrise, Karl Lagerfeld a réuni les conditions pour rester parfaitement autonome sur ce qu’il fait, comment, avec qui et quand : « Ce que j'ai envie de faire, je le fais. »
Il crée partout et souvent dans son lit en veillant à garder sur sa table de chevet un carnet pour dessiner ses inspirations nocturnes.
Il décide de tout : « J'ai des idées à mettre en œuvre qui sont l'opinion générale… d'une personne seule. Je décide une chose, et on ne discute pas. »
Surtout, Il s’autorise tout ce qui sert sa progression sur sa maîtrise : par exemple travailler pour d’autres marques que Chanel – ne pas le faire brimerait sa maîtrise : « je ne suis jamais en exclusivité avec eux [les PDG des marques], ce qui serait pour moi « stérilisant » »


Relations - Karl Lagerfeld a entretenu des relations en symbiose, avec 3 principes directeurs
1. Entretenir un bon équilibre entre Autonomie et Relations
« Je ne formule pas de demandes idiotes qu'on pourrait me refuser »
2. Ne pas considérer les autres en fonction de leur hiérarchie et développer l’autonomie pour tous
 « Les collaborateurs, c’est une famille où il n’y a pas d’obligation. Et j’ai des équipes – parce qu’à part dessiner et parler, je ne sais rien faire »
« j’ai besoin des couturières des ateliers, de la directrice des studios, de tout le monde jusqu'aux femmes de chambre à qui je demande toujours comment elles vont »
3.  Entretenir un environnement qui permet d’avancer efficacement
« il y a une bonne osmose avec mon équipe et nous tombons d'accord sans rester autour d'une table de réunion pendant des heures »


Sens - Karl Lagerfeld a poursuivi un sens qui a tiré toutes ses actions. L’atteindre n’est pas l’objectif ; l’objectif est de nourrir sa motivation en cherchant à l’atteindre.
“The motivation is doing for doing, not [for] having done »
A-t-il révolutionné le Monde de la Mode ? Contribué à ériger l’élégance en art de vivre ? Une chose est sûre : il a dépassé le statut de créateur de collections, ce qui lui a permis d’atteindre le statut d’icône et de surperformer.

Vous et vos équipes, de quoi serez-vous fiers lorsque votre mission sera terminée. Du résultat ou du chemin MARS© parcouru ?
Résultat de recherche d'images pour "carlos tavares"Carlos Tavares est sans doute l'un des PDG Français avec le meilleur track record, chez Renault comme chez PSA. Cela parce que son Monde de Performance est très clair, non ambiguë. Ce Monde est alors facile à incarner et à partager avec son équipe comme avec tous les collaborateurs de PSA.

Au sein des 4 macro rubriques qui permettent de qualifier un Monde de Performance, la rubrique Décision est essentielle. Malheureusement elle est souvent le parent pauvre des 3 autres : Grandeur, Reconnaissance, Interaction. Sans doute parce que les Dirigeants cherchent à maximiser leur liberté sur cet axe et répugnent à donner les clés de leur pouvoir.

Carlos Tavares n'est pas comme cela. Il assume et formule ses critères de décisions. 
C'est un gain de temps énorme pour ses équipes dans toute l'entreprise.
Il en donne un très bon exemple dans un interview du Figaro quand il répond à la question  d'être présent ou non à un grand salon automobile comme celui de Genève.

"Nous n'allons pas sur un Salon par habitude"

" Nous y allons quand cela a un rendement comparable à d'autres dépenses de communication "
Il active ici le Monde Marchand

" Nous y allons quand nous pouvons démontrer la transformation de l'entreprise"
Là c'est un appel au Monde Inspiration : je dois avoir quelque chose d’intéressant à dire, avec un réflexe Monde Industriel de preuves factuelles

" Nous y allons  que si le salon offre un contexte festif, autour de ce magnifique instrument de liberté qu'est l'automobile"
Nous sommes dans un Monde Domestique qui reconnait l'importance du facteur humain et de l'émotion.

Et vous vos critères de décision sont-ils aussi clairs et cohérents avec votre Monde Performance ? 
Sont-ils connus de toutes vos équipes ?
Les décision se prennent-elles rapidement et une fois pour toute?

Si tel n'est pas le cas, appelez votre interlocuteur MONDE chez P-Val

Laurent Dugas

P-Val Conseil vous fait partager son étude sur les enjeux du DSI

Devient-il le grand gagnant de la transformation digitale en fédérant toutes les compétences pour apporter une capacité de réalisation forte ?


Se trouve-t-il balkanisé entre les Métiers, le Chief Digital Officer, le responsable DATA, les directions juridique et conformité, les start-up et éditeurs cloud ?


Avec Alain Bensoussan, expert juridique des technologies de l'information, nous vous apportons des éclairages concrets à notre petit déjeuner-débat co-organisé avec LEXING le 13 mars 


Nous serons ravi de vous de vous rencontrer et d'échanger avec vous


Laurent Dugas





Toute convention, show, event, ... se doit de faire monter sur scène un "influenceur". C'est le terme à la mode pour qualifier quelqu'un dont on ne sait pas très bien ce qu'il fait, si ce n'est des conférences. 
Raphaël Enthoven, Jacques Attali, Laurent Alexandre, ...

En écoutant cette semaine l'un d'eux, j'ai été frappé par quelques-uns des trucs qui font leur succès.


Ce sont des amuseurs "sérieux"
.
Ce serait plus drôle d'avoir Florence Foresti ou Gad Elmaleh... mais trop cher et pas assez "sérieux". Nos influenceurs s’inscrivent en partie dans le même registre. Ils sont là pour nous détendre et nous faire supporter les 8 intervenants vraiment sérieux qui sont passés avant ou qui passeront après.

Ils maîtrisent la rhétorique gréco-romaine. 
Un exemple :
L'influenceur entre à fond sur la scène en criant

- Que savez-vous de moi ?

5 secondes de silence en adressant un regard noir à la salle. Nous, on ne sait rien de lui (et on s'en fout). Soupire agacé ; on va se faire engueuler, ça c’est sûr…

- Et bien Google a 5 Terra Octets sur moi, Facebook en a 11 ; et vous, vos entreprises n'ont rien sur moi !

- Oui Monsieur, c’est grave, ouh là là on a mal.

Ils se marketent à très haut niveau
Ils font leur auto-promotion en mélangeant leurs propres articles ou citations avec ceux de Jobs, Musk, Gandhi, Zidane, ... Waouh ! Le mec est d’un niveau ! C'est dingue, il a déjà vu Jeff (Bezos forcément) qui, comme chacun sait, n’est jamais tout seul (Non Jeff, ...).

Ils nous donnent l'impression d'être intelligents
Ils ventilent avec maestria une culture générale aussi large en géographie qu'en histoire, aussi pointue en géopolitique qu’en futurologie, aussi étendue en économie qu’en peoplogie. On zappe en 3 minutes de la Chine du 17ème siècle aux Gilets Jaunes en passant par l'Intelligence Artificielle en 2025. Ouah ! Je fais partie d’un club très privé et très prisé de ceux à qui on parle de choses intelligentes et qui comprennent tout. Je dois être vachement intelligent aussi.

Ils maîtrisent l’art de faire passer le temps imparti… qu’ils dépassent toujours
Ils enchaînent anecdotes et idées plates à un rythme hyper rapide. Des stakhanovistes de la perle. Impossible de réfléchir : une idée chasse l'autre sans aucun lien entre elles, sans aucun raisonnement solide.

Comme les conteurs, ils nous font peur.
Le passé était atroce, le futur le sera bien plus. Aaaargh… l'Intelligence Artificielle est une Sorcière au nez crochu. Le monde va de plus en plus vite, la nature nous inquiète, la démographie dérape… 200 cadres sup en costard et chemise blanche, membres initiés du club, ont l’air très concerné. Brrrrr, je frémis dans mon fauteuil.


Bref, vous passez un bon moment, c'est moins fatiguant à suivre que Luchini lisant Céline, Flaubert et Péguy. Vous avez peut-être capté une idée amusante, vos neurones ne sont pas usés. 

Vite, au buffet !

Laurent



PS : ce post est autant une critique qu'un hommage rendu à l'importance du Monde de l'Opinion qui prend une place croissance dans le Monde de nos clients. Nous devons apprendre de ce Monde pour l'utiliser à bon escient et rester synchrone avec  eux !


Résultat de recherche d'images pour "macron gilet jaune"

Dans un message précédent  j'avais proposé un décryptage MONDE du candidat Emmanuel Macron. J'ai ensuite suivi l'évolution de son Monde à travers l'affaire Benalla

Aujourd'hui les Gilets Jaunes, plus très jaunes avec la fumée noire parisienne de ces derniers samedis, nous permettent d'observer le choc des deux Mondes en présence.

Le télescopage vient principalement d'un écart sur deux Mondes de référence.

Domestique : les "gilets jaunes" développent un point de vue essentiellement sur cet axe : "ma vie quotidienne est KO", ce qui se décline pour soi-même, ses enfants, son statut, ...

Or cette dimension Domestique est absente - presque totalement - du Monde d'Emmanuel Macron.
Il se veut libre, sorti de nulle part, sans enfants, sans tradition. Il ne comprend absolument pas ce registre domestique, qu'il critique dès qu'il le peut : " ah ces gaulois réfractaires au changement". Déformé par son porte parole cela devient "ces ploucs qui clopent et roulent au diesel".

Inspiration. A contrario Emmanuel Macron sur-investi le Monde de l'Inspiration, quitte d'ailleurs à laisser sur place presque tous ses interlocuteurs.

Avec les partenaires Européens : "Armée Européenne ? " "chiche" répondent goguenard les Allemands, si vous partagez le fauteuil au conseil de sécurité " ... plus de nouvelle du sujet.

Avec les Gilets Jaunes c'est la transition énergétique, l'écologie : peu importe les détails et les impacts si l'idée est belle.

Les Gilets Jaunes ne sont pas du tout Inspiration. Ils se moquent des idées, cela ne nourrit pas. Ils ne se projettent pas dans le futur, ils ont ici aujourd'hui dans leur quotidien.

Comment faire alors pour resynchroniser deux Mondes aussi antagonistes ?

Je vous fais partager une maxime clé de P-Val
« Partout les clients se préoccupent de leur vie, de leur futur, de leur Monde.
 Nous devons habiter dans leur Monde car il est certain que eux ne viendront pas vivre dans le nôtre. »


 j'ai l'impression qu'elle s'applique très bien à la situation. Comme les Gilets Jaunes ne sont pas capables d'aller dans le Monde de Macron, j'ai peur que celui-ci doive aller dans le leur, à reculons

Laurent Dugas

Volkswagen Beetle Assembly Line by Alden Jewell (CC BY 2.0)
Accélérer la transformation digitale de l'entreprise est un enjeu majeur. Conscientes de cet impératif, les entreprises traditionnelles peinent néanmoins à avancer dans la pratique vers cet objectif.

La digital factory : un concept puissant...
Le nouveau concept en vogue est désormais de lancer une digital factory. Réalisant que les start up réussissent là où précisément elles échouent, les entreprises traditionnelles tentent d'adopter leurs modes de fonctionnement : espace séparé, locaux "inspirants", méthode agile, équipes interdisciplinaires (mêlant marketing, UX, expert data, etc.)... La digital factory se développe en rupture pour délivrer rapidement produits nouveaux et services digitaux.

... qui peine à diffuser la culture de l'innovation...
Si les digital factories parviennent en général à innover et réduire le temps de développement des projets, elles ne rencontrent pas le même succès quand il s'agit de diffuser largement leur culture et de passer à l'échelle. Plusieurs facteurs contribuent à cet impuissance, en particulier :
  • Le superbe isolement : à dessein libérée de certaines contraintes propres à une grande organisation, la digital factory peut se permettre de penser et agir en dehors des codes et usages historiques qui en revanche la rattrapent dès que les projets dépassent le proof of concept pour aborder la phase industrielle et l'usage en production,
  • Le jugement de valeur implicite : le succès de la digital factory met en lumière de manière crue les carences de l'entreprise. Un fossé culturel se creuse entre les "talents" de la digital factory qui pensent vite et agissent sans obstacle et les collaborateurs de l'entreprise, soumis aux contraintes de la production et à la pesanteur de l'organisation, entre ceux qui conquièrent la new frontier et ceux qui font "tourner la boutique".

... parce que le Monde de la digital factory est centré sur elle-même
Dans la pratique, la digital factory est souvent un moyen de se prouver que l'entreprise est capable de délivrer rapidement des services et produits innovants. Rien d'étonnant dès lors qu'en recrutant de jeunes talents, en rassemblant le bon mélange de compétences, en adoptant les méthodes innovantes ("faire comme Spotify"), en allégeant les contraintes diverses qui pèsent sur elle, l'entreprise parvienne à créer un îlot d'innovation en son sein.
Bien maladroitement, une fois les premiers succès survenus, on invite les "laborieux" à admirer les réalisations et à voir "comment on a fait", avec post dans LinkedIn pour relayer "l’événement". Les regards admiratifs et l'enthousiasme participatif traduisent au fond un choc des cultures.
Le succès vient au prix de la création d'un Monde à part, en rupture patente avec la culture historique de l'entreprise. Dans la pratique, rien n'a changé : la digital factory reste coupée des opérationnels et l'organisation ne s'est pas transformée.

La transformation : voilà le projet !
Conscient que la transformation est une tâche ardue, le management a sciemment décidé d'éviter le problème pour se concentrer sur des succès accessibles et rassurants. La transformation a été pensée à la fin, comme un chantier annexe dans la liste des projets tous plus brillants les uns que les autres de la digital factory. Personne ne s'est posé la question de savoir comment réconcilier les cultures, si tant est que cela soit possible à ce stade.
Croire que la digital factory est un "lab" qui va naturellement irriguer l'entreprise est une illusion, un mythe moderne.

C'est un problème classique de changement de Monde
Pour P-Val, ces échecs cachent un problème classique mais non trivial de changement de Monde. L'innovation impose des défis que le Monde historique de l'entreprise ne permet pas d'affronter avec succès. C'est en mesurant de manière claire et assumée ce décalage et en pensant dès le départ le changement culturel qu'il implique que l'innovation pourra se diffuser. Pour embarquer l'organisation vers plus d'innovation digitale, il faut penser cette transformation ambitieuse en amont et la mettre au cœur du projet. Les modalités de diffusion de la culture de l'innovation doivent être pensées et partagées avant même le lancement de la digital factory, pas une fois que sa culture est devenue aux yeux de tous l'antithèse emblématique du Monde de l'entreprise.
Autrement dit, le projet de la digital factory doit être de changer le Monde de l'entreprise, de diffuser dans la pratique une culture de l'innovation et pas de faire de l'innovation, d'apprendre à innover plutôt que d'innover.

Martial Rouyère



Voici l'apostrophe d'un Assureur Militant dans l'une de ses publicités récentes.

1 ou 2 ? A cette question notre réponse est "forcément" 1, mais le biais est très fort.

Que vivons-nous le plus souvent ?

Un conseiller qui répond machinalement.



En témoigne ma dernière expérience avec le centre d'appel d'un loueur de voiture US :
- ... mon sujet
- Je ne peux rien pour vous. Vous devez contacter directement l'agence.
- Pouvez-vous me mettre en relation ?
- Non.
- Pouvez-vous m'envoyer le numéro de téléphone par SMS ?
- Non.
- ... Je fais comment ?
- Je vous le dicte, vous avez un stylo ?
- Euh non pas sous la main, ... Ce n'est pas très digital tout ça, non ?
- Je n'y peux rien.

Voici un conseiller qui répond  "machinalement" car il ne sait pas, il n'a pas le pouvoir de traiter votre demande, il se tient à un processus standard comme une machine. 
Il perd tout ce qui fait à nos yeux qu'une réponse est "humaine" : nous sommes compris et notre problème est résolu.

Donc si nous avons affaire à une machine intelligente qui répond 24x7, vite, avec précision et de manière personnalisée, nous serons bien plus contents que face à un conseiller humain qui ne répond qu'aux heures d'ouverture voulues par son entreprise, avec les limites organisationnelles exposées plus haut.

L'étude Microsoft réalisée par l'IFOP en novembre 2018 ne dit pas autre chose :

63% des Français font confiance à l'Intelligence Artificielle

5% la jugent menaçante

Nous sommes des pragmatiques, centrés sur notre satisfaction rapide. C'est ce que nous apporte l'IA.

Depuis 3 ans, P-Val développe un conseil opérationnel en IA pour associer Humain et Intelligence Artificielle, au service de votre Performance.

C'est tout le sens de notre équation magique. Découvrez-la !

Laurent Dugas