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Nous visons quasiment tous dans des grandes villes pour un tas de bonnes ou mauvaises raisons : emplois, éducations, divertissements, sociabilité, famille, …

Pourtant comme le disait déjà le philosophe Alphonse Alain autour des années 1920

"Les villes devraient être construites à la campagne, l'air y est tellement plus pur"

P-VAL a l’ambition de créer des Mondes Meilleurs : plus communs, plus durables, plus justes et plus performants. Les Villes sont des Mondes : des organisations humaines délimitées avec une manière propre de Penser et Agir.

Créer des Villes Meilleures est le but de nos clients et partenaires des secteurs de la mobilité, de l’ingénierie, de l’énergie, des infrastructures. Des villes plus communes, plus durables, plus justes et plus performantes.

P-VAL les accompagne pour concrétiser ce but et mobilise deux leviers :

  1. Un changement de MONDE des électeurs et donc des politiques pour traiter ces sujets avec pragmatisme, volonté, sans idéologie superflue : penser et agir autrement, ensemble
  2. Une démarche Stratégique rigoureuse, qui intègre dès sa conception les changements de Monde et les enjeux RSE pour que les intentions se concrétisent. Ce qui est complexe tant le sujet est multi acteurs, multi facteurs

Voici comment cette approche se décline pour bâtir et vivre des Villes Meilleures

VILLE MOBILE

La ville durable inclus « pour de vrai » les mobilités douces, telles que le vélo, la marche à pied, la trottinette dans un schéma multimodal intégré robuste.

Pour le vélo ou autres moyens, les solutions passent par des pistes dédiées, sécurisées, des lieux de réparation, des solutions de location, des points d’intermodalité avec les transports en commun.

Ce qui suppose des supply chains très bien pilotées pour assurer les pics de déplacement et une approche financière orientée « location » plus que propriété. En effet la solution de mettre son vélo dans les transports en commun ne passe pas à l’échelle.

VILLE VERTE

Comme le disait Alain, la ville à la campagne ce serait bien. Pour s’en rapprocher des pistes existent. Revégétaliser pour ramener la nature en ville et assurer la biodiversité. Désimperméabiliser : la ville aujourd'hui n’est pas durable parce que trop bétonnée. Donc retourner des axes à la pleine terre, planter ce qui a aussi pour effet de rafraîchir la ville.

  • Lors de la conception des infrastructures de transports et autres, inclure des logements pour héberger des plantes, planter des arbres.
  • A titre d’illustration sur les espaces potentiels : savez-vous que l’avenue de l’opéra, siège des bureaux de P-VAL est la seule avenue non plantée d’arbres dans Paris ?

VILLE RESILIENTE

La ville résiliente, c'est une ville qui est plus proche du respect des grands cycles naturels, cycle végétaux, cycle de l'eau. Avec une création architecturale adaptée. Prenons exemple sur Gaudi à Barcelone dont les immeubles sont des modèles de ventilation naturelle pour lutter contre la chaleur

Les grands défis de la résilience sont liés aux aléas climatiques dont la variance est croissante :

  • Les inondations avec une gestion des flux à anticiper pour gérer les pics
  • La surchauffe urbaine avec des ilots de sur-chaleur à repenser en profondeur

VILLE INCLUSIVE

Nous ne devons pas oublier qu’une Ville Meilleure est d’abord une ville habitée par l'homme. Hausmann avait posé le principe d’une inclusion verticale dans les immeubles avant que l’ascenseur et le prix au mètre carré pousse à une non-inclusion horizontale, les populations se regroupant géographiquement selon leurs moyens économiques.

Des initiatives qui associent logements sociaux, immeubles de rapport, locaux pour des associations, bureaux et commerces sur un même espace sont l’avenir pour autant qu’un équilibre économique et une politique volontariste acceptée soient mis en place.

VILLE FRUGALE

La sobriété de la ville se situe dans la conception et dans ce qu’elle consomme dans la durée autour de pistes connues. Les leviers sont autant techniques que culturels :

  • Aménagements bas carbones
  • Réemploi : faire tourner la ville avec ce dont elle dispose, sans chercher à être gourmand
  • Utilisation raisonnée de matières premières
  • Frugalité de chaque acteur en termes de consommation d’énergie et de déplacement

VILLE SAINE

Favoriser les nouvelles pratiques de mobilité, d’architecture, d’organisation des quartiers, c'est contribuer à améliorer la santé en ville :

•         Par la qualité de l'air

•         Par la réduction des bruits inutiles (avis aux scooters trafiqués 😊)

•         Par  la pratique des mobilités qui incluent une dépense physique régulière : marche, vélo

•         Par le maillage médical

Alors laquelle de ces 6 pistes vous semble prioritaire ?


Laurent


 Je retiens des différentes interventions du 25 avril à l’Ecole des Mines l’éclairage précieux de Dominique Ristori, à la tête de la Direction générale de l'énergie (Union européenne) jusqu’en 2019. Il a clairement posé les trois priorités qui structurent ces fameuses « lignes qu’il faut bouger »

Premièrement la Sécurité énergétique,

Elle est une part intégrante de la sécurité tout court, comme le montrent les bombardements stratégiques des installations productrices et des réseaux en Ukraine.

Pour faire face, l’Europe a réussi à diversifier ses approvisionnements rapidement, avec de nouveaux fournisseurs comme les USA qui fournissent maintenant 50% du GNL.

Cela passe aussi par de nouvelles infrastructures avec la création rapide de terminaux GNL dans nos ports. Il faut aussi des politiques et des capacités de stockage : au 31 mars, nous avions encore 58% de stockage de gaz. C’est aussi la sobriété qui a permis 10 à 15% de réduction des consommations.

Ceci passe enfin par la sécurité physique des infrastructures de production et de transport et leur volet cyber sécurité

Deuxièmement l’Environnement,

Le sujet est largement couvert au niveau européen avec des objectifs ambitieux : 55% de réduction des émissions en 2030, 42% d’énergie renouvelable, neutralité carbone, limitation des constructions, ...

L’enjeu est de savoir s’il faut multiplier les sous objectifs (comme la CSRD risque de conduire à le faire), ou bien se concentrer sur quelques macro-objectifs et laisser les entreprises s’organiser pour les atteindre

Il faut surtout fixer des objectifs réalistes, qui pourront être atteints et qui vont renforcer la crédibilité et l’envie d’agir encore mieux

Troisièmement la Compétitivité :

D’abord sur les coûts de l’énergie : c'est  plutôt une réussite avec des prix au mégawattheure sont quasi stables, retraités de l’inflation, depuis plus de 10 ans.

Ensuite sur trois points de vigilance, avec à la clé le besoin d’une coopération  plus importante entre tous les acteurs :

·        Une stratégie industrielle, stable, pour financer les infrastructures

·        Une stratégie internationale avec l’Afrique, en particulier pour des métaux rares comme le Cobalt dont le principal fournisseur est la RDC

·        Une stratégie de rattrapage dans le passage de l’innovation – au couple Produit x Marché

En synthèse le défi est de faire coopérer les acteurs sur ces trois piliers, de manière transverse, sans silo, sans a priori idéologique, bref dans un MONDE de Coopération

Laurent

 


Nous vivons une période qui peut correspondre à cette citation d'Antonio Gramsci ((1891-1937).

Notre Monde, historique, fait de la résistance, malgré la prise de conscience de la finitude de nos ressources et du réchauffement climatique induit par notre activité croissante. Simultanément nous peinons à concevoir un nouveau Monde qui nous permettrait de survivre

Entre les deux, si nous n’y prenons pas garde, les risques de « Monstres », Mondes violents, inadaptés, existent, comme le prouvent des guerres que nous n’aurions pas crues possibles il y a deux ans. Aujourd’hui pour la première fois de l’histoire humaine nous risquons de nous trouver en exil de notre propre Monde, devenu invivable.

A son échelle modeste, c’est l’enjeu de P-VAL dans sa démarche « Monde Meilleur ». Crée en 1994, P-VAL s’est positionné dès 2008 sur la création de Monde auxquels les personnes ont envie d’appartenir. Jusqu’à présent nous l’avons fait au service de nos clients : vous voulez un Monde Agile ? parfait ! un Monde de croissance B2B ? en route ! un Monde Low-cost ? Allons-y ! …

Aujourd’hui nous voulons dépasser cette approche en guidant nos clients vers un Monde Meilleur.

Pour expliciter ce que veut dire Monde Meilleur, nous convions nos consultants et des clients, amis, relations à des ateliers de philosophie pour ouvrir le champ de réflexion.

 

Nous partageons ici les grandes lignes de l’atelier du 27 septembre.

Un Monde Meilleur est un Monde qui vise à instituer une harmonie entre des éléments disparates : le monde (kosmos en grec), est un arrangement harmonieux, qui s’oppose au chaos (khâos en grec). Quels que soient nos efforts d’harmonisation, le chaos croissant est inévitable, selon le principe d’entropie (augmentation du désordre). Il n’y a donc pas de Monde Parfait, immuable, mais on peut essayer de faire au mieux, sans oublier que le chaos est à l’œuvre, engendrant toujours plus d’incertitudes : par exemple, le prix du pétrole est de moins en moins prévisible.

Pour trouver une harmonie, notre Monde a besoin de limites. Toute communauté habitant un Monde commun doit donc définir quelles sont ses propres limites et ses fins.

Rousseau nous invite à penser la communauté à partir de l’amour de soi, que tout être humain ressent. La communauté s’étend par cercles concentriques grâce à un vécu commun, à des règles et des affects en partage. Plus le cercle est étendu, plus les liens affectifs et réglés qui nous unissent aux autres risquent de devenir distendus, abstraits, désincarnés. Pouvons-nous penser des rapports affectifs et réglés à l’échelle cosmopolitique ? Comment articuler le local et le global, en matière d’affects et de règles en commun ?

Machiavel met en évidence que le bien commun peut se réaliser à la condition que des intérêts pluriels (parfois antagonistes) s’expriment et se limitent réciproquement. La confrontation des positions différentes peut faire naître un but commun, qui donne une orientation à un Monde commun.

À partir de ce cadre de pensée, nous pouvons penser deux questions dans notre transformation vers des Mondes Meilleurs :

1.      Jusqu’où devons-nous étendre le Monde commun, sachant qu’il pourrait se dissoudre si nous l’étendions trop ? Un département de l’entreprise, un niveau hiérarchique, toute l’entreprise, certains clients, tous les clients, tout l’écosystème ? Il conviendrait de penser différentes formes de participation permettant aux membres du Monde de partager en commun des affects et des règles, en évitant le péril, pointé par Rousseau, d’une logique de la représentation.  Cette logique amènerait chacun à chercher à se distinguer de ses rivaux : le Monde commun encourrait le risque de se dissoudre en factions isolées.

2.      Jusqu’où devons-nous organiser les énergies autour d’un but commun ? Il conviendrait de trouver un projet commun, qui ne se réduise pas à l’expression de quelques valeurs communes, et qui puisse être contesté et amendé. Le risque à éviter, selon Machiavel, est celui d’une disparition de l’intérêt commun sous l’effet de la flatterie et de la corruption.

En guise d’ouverture de notre prochain atelier du 18 octobre, nous pouvons nous demander, à l’instar de Socrate, quels sont les Mondes qui méritent de durer et d’être partagés en commun :

Tous les Mondes se valent-ils ? La première qualité d’un Monde Meilleur est sans doute d’être un Monde qui est le moins injuste possible, c’est-à-dire le moins destructeur possible. Peut-être faut-il chercher à être un Monde plus juste, avant de viser à être un Monde plus commun ou plus durable ?

Laurent Dugas



Le Directeur des achats d'un groupe français me confiait récemment ses difficulté à mettre en place une politique d'achats responsables alors que sa Direction Générale en fait une priorité comme pour 48% des répondants du 10ème baromètre "L'observatoire des achats responsables - OpinionWay".

Concrètement, il reçoit des injonctions contradictoires d'une DG qui lui demande d'être le relais d'une politique RSE, sans relâcher les objectifs de réduction de coût, qui eux sont bien ancrés dans son fonctionnement historique. Comment sortir de ce paradoxe et quelles solutions efficaces lui proposer ?

Des injonctions contradictoires

Une politique d'achats responsables se traduit invariablement par l'entrée en relation avec de nouveaux fournisseurs qui doivent passer sous les fourches caudines de la Direction des achats. Les candidats sont souvent des fournisseurs locaux, de taille réduite, sans réseau international, présentant une dépendance plus forte avec l'entreprise : les contraintes sont nombreuses qui viennent heurter frontalement les critères historiques des acheteurs relayant la pression de la Direction financière et de la DG. Ces critères sont alignés avec les objectifs stratégiques de l'entreprise : contrôle strict des coûts, réduction des risques opérationnels, négociation de contrats globaux, etc. Les jeunes pousses de l'économie durable répondent rarement à ces critères et peinent à faire effectivement du business.

Un Monde civique centré sur le critère prix 

Très civique, le Monde de la Direction des achats s'est construit autour de règles strictes et de procédures centrées sur le prix :

  • sa Grandeur est dans la recherche de leviers ayant un impact direct sur la "botom line"
  • sa Reconnaissance vient de la Direction Générale, en fonction de la réalisation d'objectifs d'économie chiffrés,
  • son critère de Décision est principalement la "bottom line", outillée par des critères de massification, de confiance ("a déjà travaillé pour nous"), ... 
  • les Interactions se traduisent par une négociation très transactionnelle avec les fournisseurs sur des délais, des quantités, des prix.
Et les fournisseurs de l'économie durable ne satisfont par souvent les critères pour entrer dans ce Monde... La mauvaise nouvelle pour mon Directeur des achats est que son Monde actuel est porté inconsciemment et inconditionnellement par le collectif depuis des années : c'est un réflexe dans lequel ses acheteurs retombent dès qu'il s'agit de sélectionner un fournisseur. 

Mon Directeur des achats doit se projeter progressivement dans un nouveau Monde de coopération

Acheter de manière durable et responsable passe par la définition d'un nouveau Monde, une manière cohérente de penser, décider et agir en faveur des achats durables et responsables, en tenant les objectifs de performance et d'impact positif :
  • la Grandeur est dans le fait d'aider de jeunes pousses de l'économie solidaire à "grandir" pour se rapprocher de critères de performances économiques et à démontrer que cet effort crée aussi de la valeur business,
  • la Reconnaissance est toujours donnée par la DG, sur la base d'une contribution non seulement à la bottom-line mais à l'attractivité de l'entreprise,
  • les Décisions sont fondées sur la démonstration progressive que cette coopération est créatrice d'une valeur durable,
  • les Interactions sont régies par une coopération pour définir des chemins et des critères qui permettent à l'écosystème de "fabriquer" des fournisseurs "champions du RSE".
Mon Directeur Achat Responsable devient ainsi le leader créateur d'un Monde auquel l'ensemble des parties prenantes veulent appartenir. En tout premier lieu, ses acheteurs !

Pour concevoir votre Monde voulu, un seul interlocuteur : P-Val ! 

Martial Rouyère