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Quelle différence de Monde entre les détenteurs d'un iPhone et ceux qui possédent un smart phone Android ?

Les fonctionnalités des hauts de gamme des deux écosystèmes sont très comparables, avec peut-être même un avantage pour les Android, ("OK Google" ne serait-il pas plus performant que "dit Siri"?)
Mais l'enjeu n'est pas sur ce plan rationnel. Il est sur le différentiel de reconnaissance qu'a su créer et institutionnaliser Apple : créer avec le gourou Steve Jobs, institutionnaliser avec la rigueur de Tim Cook.

L’iPhone d'Apple est une marque de luxe. Sa possession en dit autant que celle d'un accessoire Louis Vuitton. 
Galaxy (Android) est une marque de téléphone. La différence entre les deux ? 500€ pièce
Ces deux objets aux mêmes fonctionnalités incarnent des Mondes différents : Pour l'un c'est la réussite, la richesse actuelle ou à venir, Plus fort encore, c'est le fait d'être désirable par autrui. 
Pour l'autre c'est l'indifférenciation dans la masse, la difficulté des fins de mois. Peut-être même une attractivité moindre envers autrui ?

Je plaisante ?


Voici une vue de New York avec la densité comparée de l’iOS (iPhone) versus Android (Galaxy, ...). Vous habitez Manhattan ? Vous avez obligatoirement un iPhone ? Vous habitez le New Jersey près de l'aéroport ? Alors vous avez forcément un Android !



Apple a réussi un changement de Monde extrêmement rare dans la vie des entreprises. Il a fait un saut quantique. 
Il est passé dans le Monde du Luxe quand ses concurrents sont toujours dans le Monde de la technologie, de l'outillage de communication. Dès lors les barrières à l'entrée sont énormes. Elles mettent sans doute Apple à l'abri des retards inévitables de la course technologique. Apple vous vend de la reconnaissance, de la désirabilité quand les autres vous vendent un téléphone. Ils ne sont même pas concurrents !

Avec nos mots P-Val, Apple a su créer un Monde auquel les autres veulent appartenir. C'est à dire un Monde qui nous rend Grands, nous fait sentir reconnus, avec des Interactions qui l'incarnent. Appel a réussi ce saut quantique vers le Luxe en assurant la cohérence d'ensemble de sa promesse jusque dans les moindres détails.

Même sans viser un tel "saut" comme Apple, nous avons tous un potentiel énorme pour améliorer notre Monde et le rendre plus désirable pour les autres, clients et collaborateurs. C'est notre métier de vous aider dans ce chemin.



Oui, capter la valeur d’un marché est un enjeu stratégique

  •  « Où est la valeur ? ». C’est l’exemple du marché des drones où la valeur n’est plus dans la conception et leur construction mais dans les logiciels permettant d’exploiter les données récoltées en vol ou dans la fourniture du service de transport rendu possible. Qui a capté cette valeur ? Aucun des constructeurs de drones qui sont tous dans une situation de quasi-faillite parce que la guerre des prix fait rage sur un marché où la différenciation technologique est devenue presque nulle.
  • « Quelle est la valeur à imaginer ? ». C’est la variante de la question précédente quand la nouvelle valeur possible est inconnue. La SNCF est en train de se poser cette question pour créer un service d’optimisation de déplacement multi-modal. Je dois dire que je ne vois pas bien qu’elle est la valeur qu’ils peuvent créer sur ce sujet.
  •  « Qui va parler et vendre au client final ? ». C’est l’exemple de Booking dont la qualité de l’expérience client conduit les consommateurs à passer par eux plutôt que par les hôteliers – en prenant au passage 17% des revenus.
  •  « Comment capter la valeur sans en supporter les coûts ou les risques ? ». C’est l’exemple de Airbnb qui ne fournit que l’application et où tout le travail et le risque est supporté par les loueurs qui s’inscrivent seuls et par les clients qui réservent en direct. Reste un peu de marketing et de gestion des relations avec les autorités. Et cela leur rapporte 15% du CA total généré.
  •  « Qui va capter la valeur sur un marché émergent ? ». C’est l’exemple de la voiture autonome, dont il plus que probable qu’elle va se généraliser à l’horizon 2030, et qui conduira les consommateurs à ne plus acheter de voiture mais à consommer de la mobilité à la demande. Qui captera cette valeur : les constructeurs ? AXA ? Uber ? Amazon ? Google ? Un nouvel entrant ?

Mais capter la valeur n’est accessible qu’à ceux dont le Monde est adapté.
Vous aurez noté qu’il est rare qu'un acteur historique soit celui qui a vu et capté la valeur. Incompétence ? Sûrement pas. C’est simplement que la question de la captation de la valeur n’est même pas inscrite dans leur Monde. Et s’ils y pensent, leur Monde produit une réponse autocentrée - mon offre, mon produit, mon marché - au lieu de penser expérience client élargie.

  • La grandeur de Parrot, fabricant de drone, c’est l’excellence technique des produits. Et s’ils développaient des services ils le feront avec leurs drones … qui sont trop chers pour être compétitifs,
  • Le système de reconnaissance de la SNCF est fondé sur leur capacité à faire circuler leurs trains. C’est pour cela que leur gestion de la crise de la gare Montparnasse l’été dernier a été aussi mauvaise … et qu’ils ont oublié le voyageur en cherchant des solutions pour que ce type de problème soit mieux géré,
  • Le mode de relation ultime pensé par Accor avec ses clients, c’est la carte de fidélité, fondée sur la fausse croyance que le client raisonne choix de l’enseigne alors que l’essentiel d’entre eux cherchent à optimiser une équation lieu, date, type d’hôtel et prix.
  • Pour la voiture autonome, je ne crois pas un seul instant que Renault (ou Audi) emportera le morceau. Au mieux ils sauront racheter à prix d’or un acteur émergent, puis sans le vouloir leur Monde l’étouffera. Si un constructeur développe un service de gestion de la mobilité, ils le penseront avec l’objectif d’utiliser la flotte de voitures autonomes qu’ils auront développés.
                             
Changer de Monde pour capter la valeur, c’est possible ?
Pas facile.
  • Ce Monde de performance sera probablement fondé sur des sujets très nouveaux : la capacité à gérer une expérience client construite sur des questions nouvelles, à gérer des datas, à créer une émotion, à travailler avec un éco-système très élargi, à imaginer des business models nouveaux,
  • Le prix à payer pour capter la valeur peut être fort : abandonner un métier historique de constructeur, de fabricant ou d’opérateur.
Mais possible … en se faisant aider par P-VAL. Je ne vous cache pas que la première étape de notre mission sera disruptante : comprendre avec vous en quoi votre Monde vous rend incapable de trouver puis de capter cette valeur.

Bruno Jourdan
Bonjour,

Avez-vous entendu parler des lunettes Google ?

Ce ne sont pas des lunettes de vue mais un support pour synchroniser nos commandes  - photographier, acheter, scanner, s'orienter, ... - avec ce que nous voyons. Il s'agit (presque) de connecter internet à nos yeux

Les possibilités ouvertes sont tellement immenses que nous avons du mal à imaginer ce que cela va changer dans nos comportements

Voici une vidéo, en russe mais sous titrée en anglais qui illustre simplement tout ce que nous pourrions faire avec notre Banque si nous avions ce type de lunette : les lunettes Google et notre monde bancaire


Avec de telles innovations 2020 va arriver très vite : nous aurons ensemble besoin d'inventer le Monde qui permet de tirer le meilleur parti de ces percées

Laurent DugasMonde 2020 
Steve Jobs vient d’annoncer son départ d’Apple pour se soigner et le cours de bourse d’Apple dégringole, Larry Page, le fondateur de Google annonce son retour comme CEO et ses salariés déclarent qu’enfin Google va retrouver son esprit entrepreneurial.

Les réactions sur ces mouvements sont-elles une preuve de succès ou un aveu d’échec des capacités d’Apple et de Google à créer en interne un Monde pérenne ?

En première analyse, j’aurai tendance à répondre « échec ». Quand leurs fondateurs ne sont plus présents dans l’entreprise elles ont du mal à faire perdurer leur modèle de réussite. Autrement dit, ni Steve Jobs ni Larry Page n’ont réussi à créer un Monde durable pour leur firme. Quand le leader-créateur de Monde s’en va, le Monde s’écroule, quand il revient le Monde réapparait.
Cette analyse est d’autant plus vraie pour Apple dont on dit que son fondateur s’occupe de tout, contrôle tout, imagine tout. Cela laisse entendre que personne d’autre que lui ne porte le Monde Apple et que Steve Jobs n’a su créer aucun leader-passeur, tout juste des exécutants. Pour ceux qui ont lu les livres de Jim Collins - en particulier From Good to Great (De la performance à l’excellence) et How the Mighty Fall (Ces géants qui s’effondrent) – Steve Jobs n’est pas un leader level-5, son entreprise n’existe qu’à travers lui.
L’analyse du retour de Larry Page à la tête de l’entreprise qu’il a créée est plus subtile. D’abord, quand il avait nommé Éric Schmidt pour le remplacer il y a quelques années, son but était « d’encadrer l’entreprise par un adulte » autrement dit de transformer le Monde historique de Google en un Monde plus business pour piloter la croissance et transformer les idées en revenus. Et sur ce plan Éric Schmidt a parfaitement réussi. Meilleure preuve, les résultats 2010 sont encore en hausse de 30%. Aujourd'hui, le retour de Larry Page peut être interprété positivement comme la nécessité pour Google de rechanger de Monde sous la pression des nouveaux entrants sur le marché et en particulier les réseaux sociaux type Facebook. Et pour réussir ce changement il faut changer de leader. La question reste posée de savoir si Larry Page est le meilleur leader pour réussir une nouvelle mutation de Google ? est-ce un Monde start-up qu’il faut recréer ou autre chose encore ?
Pour conclure, j’ai bien conscience de l’outrecuidance de poser ces questions sur la réussite de Steve Jobs et de Larry Page. Leurs entreprises sont de formidables succès … mais comme l’écrit Jim Collins « ces géants qui s’effondrent » …

Bruno Jourdan