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Un de nos clients est une SSII spécialisée dans les systèmes critiques et l’informatique embarquée. Les projets qu’elle doit réussir sont au cœur du business de ses clients. Les conséquences du ratage ou du retard d’un projet dépassent donc de très loin le simple périmètre du projet en question. C’est un satellite qui n’atteindra pas son orbite ou un nouvel avion qui ne sera pas mis sur le marché à l’heure.
Les acteurs de ce marché se connaissent tous, la satisfaction client est un sujet qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu.

Comment mesurer cette satisfaction client ?

Certaines entreprises mettraient en place une batterie d’indicateurs, des enquêtes de satisfaction, des audits. Eux font beaucoup plus simple.
Un seul indicateur.

Combien de courriers recommandés recevons-nous ?

C’est l’indicateur « juge de paix » et c’est le seul indicateur que suit le patron de cette entreprise.
Il a toutes les caractéristiques d’un bon indicateur :
  • Il pilote le fait générateur du problème éventuel
  • Il est facile à mesurer
  • Il parle à tous
  • Il est facile à analyser
  • Il est homogène dans le temps

 Alors, combien de courriers recommandés sur les douze derniers mois ?

Zéro

Ses équipes travaillent bien, le patron peut se concentrer sur son développement commercial.

Bruno Jourdan
Quelles sont les "bonnes résolutions" des Dirigeants à l'aube de cette nouvelle année ?
Une enquête conduite aux États-Unis fait ressortir trois priorités. Sous leur apparente évidence, elles méritent d'être commentées.


Je poursuis avec la deuxième

Dans employee engagement les deux mots sont importants mais différemment.

Employee d'abord. Avoir des employés semble être une grandeur du passé. Aujourd'hui il faut faire du lean, du fabless, du offshore. Avoir des employés est de plus en plus perçu comme un mal (encore) nécessaire. Ils sont une source de coût, de problème juridique, de consommation de temps.... L'irruption du DIGITAL devient une panacée pour réduire l'importance de l'employé.
"Enfin je vais pouvoir vendre, livrer, fidéliser grâce à un ordinateur de plus en plus intelligent". Plus d'interaction avec des employés de mauvaise humeur ou mal formés ! 
Tout cela risque de devenir une réalité. L'intelligence artificielle chez les cols blancs va être une révolution majeure avec des impacts sur l'emploi dont nous peinons à imaginer l'ampleur. Votre propre métier n'est-il pas en train de s'évaporer ? 
Ainsi 50% des décideurs présents à Davos "expect an artificial intelligence machine to be sitting on a corporate board of directors within the next decade." (Reuters). Ils pensent être parmi les premiers menacés !
Si cela est vrai, alors nous avons peu de temps pour inventer de nouveaux MONDES au sein de nos entreprises : de nouvelles représentation de la performance, des interactions, de la prise de décision

Engagement ensuite. Quitte à avoir des employés, autant qu'ils soient "engagés". Que veut dire engagé ? 
Est-ce une vision mal comprise de la "symétrie des attentions". "Si je veux que mes clients soient bien traités, il faut que mes employés le soient  aussi ? .. Alors là oui je vais le faire". 

Plus sérieusement, l'engagement des collaborateurs résulte de la conjonction de trois leviers  : le sens de leur action, leur envie d'agir et leur capacité à agir. Pour vous Managers, cela demande que vous agissiez comme les créateurs de MONDES auxquels les "autres" veulent appartenir. 
Cela veut dire que vous développiez trois aptitudes :

  1. décrypter le Monde actuel de vos équipes pour vous synchroniser avec eux et faire en sorte qu'ils se sentent compris
  2. concevoir et incarner un Monde cible attractif. Attractif car il permet la réussite d'un alignement CLIENT - STRATEGIE - EQUIPE
  3. co-construire et déployer les Passerelles pour que l'ensemble des acteurs commencent à penser et agir dans ce Monde Voulu

Alors vous aurez de "l'engagement" de vos "employés".

Laurent Dugas

Les français n’aiment pas leur banque…

Une étude récente du cabinet Deloitte indique que 32% des français sont prêts à ouvrir un compte bancaire ailleurs que dans une banque. Le succès de Compte Nickel, qui présente son offre comme un « compte sans banque », est révélateur de ce désamour : créée début 2014, la société revendique déjà 150 000 clients et a pour objectif 200 000 d’ici la fin de l’année 2015.

… alors que les banques font tout pour leur plaire

Cette insatisfaction des Français inquiète d’autant plus les grands réseaux que ces derniers font feu de tout bois pour plaire à leurs clients : interfaces web modernisée, mise à disposition d’applications pour mobiles et montres connectées, offres commerciales personnalisées, rénovation des agences en mode « digital », etc.

D’où vient le problème ?

En première approche, les clients de la banque de réseau se répartissent en 2 catégories :
  • De nombreux clients ont des besoins simples et standards en matière bancaire : disposer d’un compte, d’une carte de paiement, recevoir et effectuer des virements, et (très) ponctuellement emprunter ou placer de l’épargne dans des produits simples : ils recherchent le moindre coût, l’efficacité et la simplicité
  • Une clientèle plus haut de gamme veut pouvoir disposer d’une palette de services élargie et de conseillers experts : ils veulent un service premium et sont prêts à payer un « abonnement »

Les acteurs digitaux ont compris cette segmentation et se concentrent sur la première catégorie qu’ils parviennent à satisfaire à moindre coûts avec un business model simple : la relation client passe par internet et la banque soigne particulièrement les moments clés identifiés au préalable comme étant des moments de vérité pour le client (ouverture de comptes, contractualisation de prêt, etc.).

La banque classique essaie de servir les 2 catégories avec le réseau d’agences existant. Elle s’efforce de maintenir le paradigme historique en matière de relation client : l‘accueil en agence physique par des généralistes. Ce faisant, elle entretient une base de coûts élevés et ne satisfait pleinement aucune des 2 catégories :
  • Les clients à la recherche d’une banque « transactionnelle » ne veulent plus payer leur carte bancaire ni être sollicités pour des rendez-vous en agence ou recevoir des « offres personnalisées »
  • Les clients d’une banque « patrimoniale » ne s’estiment pas correctement servis par leur responsable de compte actuel qui n’est pas vraiment capable de les conseiller (fiscalité, épargne, immobilier, etc.) et ne valorisent pas le service « standard » offert en agence

Alors comment éviter de vivre le dilemme d’Air France face à Easyjet ?

C’est-à-dire investir, réduire ses coûts encore et encore en étant toujours en retard d’une étape face à des concurrents plus frugaux et plus agiles « par nature ».

L’étude de Deloitte montre de manière évidente que la réponse des banques rate la cible. Rien de dramatique pour l’instant (les français changent peu de banque) mais les effets peuvent s’avérer dévastateurs dans la durée si la croissance de parts de marché des acteurs digitaux se poursuit (+150,000 clients en 2015 pour Boursorama, +12,000 clients par mois pour Compte Nickel).

L’approche « défensive », incrémentale, de certaines banques de réseau n’est pas satisfaisante (même si elle est compréhensible). Elles doivent prendre le sujet à bras le corps pour comprendre l’expérience client dans sa globalité et sur les offres phares, puis définir une proposition de valeur innovante, un parcours client neuf pour chaque segment. C'est aux banques de comprendre et aimer leurs clients !

P-VAL aide ses clients à explorer et décrypter le Monde de leurs clients

Construire un tel parcours client est bien évidemment complexe : au-delà des freins du corps social et des contraintes de structure, aller dans le Monde des clients demande un effort considérable de décentrage.

Spécialisé dans la transformation des organisations complexes, P-Val peut vous aider à
  • Concevoir le parcours client cible, avec des outils et des méthodes pour comprendre les attentes clients
  • Définir les actions emblématiques de la transformation à réaliser avec un impact direct sur la satisfaction client
Nous serons ravis de vous aider à réfléchir.

Martial Rouyere