Félix Baumgartner : "J'ai toujours voulu voler"

0 commentaires

Félix Baumgartner, parachutiste et sauteur extrême autrichien de 43 ans, vient finalement de franchir le mur du son en chute libre. Le hasard des reports a fait que  e jour coïncide exactement avec l’anniversaire du premier franchissement du mur du son par Chuck Yaeger, il y a 65 ans. Il a par ailleurs battu de nombreux records, dont celui du saut le plus haut en chute libre (39045 mètres).
 
 
Je crois que son exploit a été possible parce qu’il a changé de monde.
 
Je m’explique : dès son plus jeune âge, le petit Félix rêvait de sauter en parachute : « J’ai toujours eu envie de liberté et toujours voulu voir le monde d’en haut. Même tout petit, je grimpais déjà aux arbres. J’ai toujours voulu voler. » Il saute en parachute pour la première fois à 16 ans. On imagine aisément l’enfant intrépide, l’adolescent casse-cou et passionné, obnubilé par son rêve, son désir de voler. Il se fait tatouer sur le bras : « Born to fly ».
Aujourd’hui, il a clairement changé de registre dans la justification de son saut : « C’est probablement la dernière chose qu’il me reste à accomplir ». En effet, il a déjà traversé la Manche en chute libre, sauté depuis les tours Petronas à Kuala Lumpur et depuis le 91ème étage du gratte-ciel Taipei 101 à Taïwan, effectué un base jump depuis le viaduc de Millau (entre autres)…  Il ajoute : « J’adore les défis et essayer de devenir la première personne à franchir le mur du son en chute libre est un défi sans équivalent ».
Ne vous y trompez pas, Félix Baumgartner n’est plus le casse-cou de sa jeunesse. Voilà 5 ans qu’il s’entraîne pour ce saut. Il a déjà effectué des sauts de 21800 mètres et 29600 mètres, dans une tenue d’astronaute à la pointe de la technologie, depuis un ballon gonflé à l’hélium… « Je pense que tout est une question de préparation. Il faut faire ses devoirs, voilà tout. Je déteste que l’on m’appelle un amateur de sensations fortes ou un drogué de l’adrénaline, car je ne suis pas comme ça. J’aime que tout soit planifié. »
Pour se donner les moyens de réaliser son rêve de jeunesse, Félix Baumgartner a clairement changé de monde. Comment a-t-il fait ? Quelle(s) passerelle(s) a-t-il emprunté ?
Très jeune, il a rejoint l’armée autrichienne et a perfectionné ses talents dans les forces spéciales. Il y a par exemple appris à atterrir sur de petites zones ciblées. Je fais l’hypothèse qu’il y a compris l’intérêt de la discipline, de la rigueur, l’importance de la préparation qu’il met en avant aujourd’hui, sans laquelle cette aventure ne serait évidemment pas possible.
S’il a changé de Monde pour réussir, c’est sans renier son identité car il garde forcément au fond de lui ce grain de folie qui lui permet d’imaginer ses exploits et finalement… de sauter ! Il a enrichi son Monde de jeunesse des éléments qui lui permettent de réaliser aujourd’hui son ambition. Sa déclaration « C’est dans l’air que je suis chez moi » exprime parfaitement, à mon sens, cette synthèse.
 
Et vous, quel changement de monde vous permettra de réaliser vos ambitions ? Quelle(s) passerelle(s) emprunterez-vous pour réussir ?
François Varin

0 commentaires :

Publier un commentaire