Quelle Motivation après la crise financière ?

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Les entreprises, et en particulier les Banques d'affaires et de marchés, ont vécu une crise sans précédent depuis 2007 dont elles sortent à peine. Dans cette crise le management et les équipes ont paré au plus pressé, comme l'équipage d'un navire dans la tempête occupé à colmater la coque et à éviter le naufrage définitif, sans avoir le temps de repenser ses modes de pensée et d'action.

Aujourd'hui, alors que la mer est toujours agitée mais que l'orage est passé, les équipes s'interrogent sur leur motivation : réduction des coûts, contraintes réglementaires, image de marque en berne, stress et ... bonus fantasmagoriques évaporés !

Interrogé par plusieurs clients sur les leviers d'une nouvelle motivation post-crise,  P-VAL apporte un premier décryptage sur la Force de leur Monde actuel autour de deux questions qui sont de véritables pré-requis à un travail utile sur les leviers de Motivation.

1. Le Monde actuel, celui hérité de la crise est-il un Monde cohérent entre ses différentes dimensions ou bien un Monde éclaté, incohérent  ?
Si la Grandeur est d'être le plus innovant, comment vivre cela si les Interactions et les Décisions se font sur la conformité du processus et la réduction des coûts ?
 Si la Grandeur est la croissance forte, comment vivre cela dans un marché sous contrainte de liquidité forte,  en plein "de-leveraging" ?
Ce décalage entre des Grandeurs et Reconnaissances pré-crise avec des Interactions et des Décisions post-crise génèrent une frustration forte des équipes à tous les niveaux.


2. Le Monde actuel, ou celui qui se reconstruit, est-il vraiment un Monde capable de générer de la Performance ? Est-il suffisamment synchrone avec le Monde des Clients et l'environnement ?
Comme l'armée française toujours en retard d'une guerre depuis 1870 (*), l'entreprise risque de se configurer pour éviter la dernière tempête alors même qu'elle est passée et que la prochaine sera différente. La Grandeur est souvent fabriquée à partir des dernières expériences vécues. Mais ces dernières expériences sont-elles celles qui vont se reproduire ? La Grandeur du Monde voulu ne serait-elle pas plus à rechercher dans les évolutions du Monde des clients de façon plus projective ?
Ainsi, une Banque d'affaires qui voudrait être "plus propre que propre"  pourrait-elle être moins performante sur les deals, et donc en faiblesse concurrentielle, tout en ne se préservant pas de dérives ou amendes plus ou moins inhérentes à son activité ?
Un tel Monde serait source de frottements avec son environnement, donc de non-performance, donc d'une perte de motivation à moyen terme.

C'est par des réponses sans tabou, sans langue de bois, à ces deux questions que peut s'aborder sereinement une réelle réflexion sur la motivation des équipes.

* pour mémoire : à l'issue de la guerre de 14-18 les jeunes officiers français (dont de Gaulle) ont théorisé par écrit la guerre du futur à base d'actions conjointes des tanks et des avions. Théorie inutilisée par le top management de l'époque qui a préféré construire la ligne Maginot.  Pendant ce temps les Allemands comme Guderian ont dévoré les écrits français pour construire leur doctrine sur la guerre de mouvement. 

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