Nathanaël Ackerman et #FranceIA : une nouvelle histoire belge ?

0 commentaires
Les esprits supérieurs français pourraient se demander pourquoi un Belge, issu d'un peuple ô combien sympathique que notre imagerie populaire considère avec condescendance, a été placé à la tête de l'agence française sensée promouvoir ce qu'il y a de plus intelligent en France ?

Au-delà des mérites certains de Nathanaël Ackerman dans le domaine IA, j'ai cherché à identifier les éléments de son MONDE qui le rendent PERFORMANT, et qui ainsi expliqueraient sa nomination à la tête de cette nouvelle agence.

Dans son discours, notre Belge met en avant des éléments qui ne sont pas toujours l'apanage de nos élites françaises.

Copier.
"Nous nous sommes inspirés de la réussite de la French Tech pour créer un hub France IA,  " ... comme le fait aux USA la DARPA". (les citations sont extraites d'un interview au JDN)

Il ne s'agit pas de réinventer, ce que nous adorons faire et qui nous valorise, mais de copier ce qui fonctionne. 

Chiffrer
"Les acquisitions et les investissements dans les pépites françaises de l'Intelligence Artificielle ont crû chaque année de 30 à 50% depuis 2012. Le total des tours de tables supérieurs à 750 000 euros réalisés par les 270 jeunes pousses qui composent le secteur en France était en 2016 égal à 278 millions d'euros."

"Etablir un calendrier précis et décider du budget qui sera alloué à chaque chapitre de cette stratégie IA"

Ça, ce n'est pas du tout français ! Nous avons horreur des chiffres : ils pourraient se retourner contre nous et donner tort à notre discours.  "On ne sort de l’ambiguïté qu'à ses dépends" est une phrase mythique qui structure nos élites au pouvoir.

Former.
"Un programme de formations destiné à leurs équipes opérationnelles, mais aussi aux membres de leur comité exécutif."

Hé oui... ce n'est pas parce que l'on a fait une grande école à 23 ans que l'on n'a pas besoin de se former en profondeur au cours de sa carrière. Et pas seulement pour ajouter une ligne à son CV en dépensant 40 k€ sur un parcours HEC MBA dont tous les payants sortent diplômés ...

Ces trois éléments mettent en avant une dimension de pragmatisme qui me semble très présente dans le monde des affaires belge et néerlandais et qui caractérise, au moins en partie, le Monde de Performance de Nathanaël.

Donc merci à nos amis Belges de nous exporter ce pragmatisme factuel qui nous fait souvent défaut et merci à l'agence #FranceIA d'avoir osé ce pari !

Laurent Dugas


0 commentaires :

Publier un commentaire